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Santé: Une question de Cigalette.

Dans un article précédent J'aime ça, et toi?! , Cigalette me demande ce que je pense du nouveau classement par mortalité des hôpitaux...

Alors, petit retour en arrière pour expliquer à ceux et celles qui n'ont pas entendu l'affaire, de quoi il s'agit exactement.

Depuis plusieurs années, la presse publie chaque année un classement des meilleurs hôpitaux de France. Classement qui est aussi fait en fonction de chaque pathologie. Devant le succès des ventes, la presse a même publié le classement des meilleurs cliniques de France.

Cependant, le classement des établissements publics fait polémique. Des détracteurs y voient déjà des pots-de-vin ou des accords qui influenceraient le classement final.

Le gouvernement et donc notre cher Président chéri que j'aime, veut maintenant sortir un classement officiel des meilleurs établissements publics de France. Les critères? Il y en a deux très important qui sont:
- Le taux de maladies nosocomiales.
- Le taux de mortalité par établissement.


C'est là que la question de Cigalette intervient et je la remercie de l'avoir posée:
"que pensez-vous de l'idée de noter les hôpitaux avec le critère de la MORTALITE ?"

Pour en revenir au taux de mortalité par établissement, entrons dans l'intimité des hôpitaux. Que trouve-t-on dans un hôpital?
- Une maternité (quoique pas toujours...)
- Des services de chirurgie
- Des blocs
- Des urgences
- Des réanimations (ou pas)
- Des soins palliatifs (ou pas)
- Des services de médecine
- Des soins intensifs
- Des cours/moyens/longs séjours
...etc...

Autrement dit, il me parait, par exemple, logique que les gros établissements hospitaliers des grandes villes cumulent les gros services de réanimation, de soins palliatifs, d'urgences, de soins intensifs....

Autrement dit, ils cumulent les services où les taux de mortalité sont les plus élevés du fait que la population qui s'y trouve a souvent un pronostic vital "engagé".

Et pour faire rapide, s'ils ont beaucoup de décès, ils chuteront au classement. La meilleure façon pour ne pas "chuter" est de privilégier les "petites" chirurgies dites "à moindre risque".

La meilleure façon pour ne pas "chuter"  ne serait-elle pas, au fond, de transférer les patients qui sont dans un état grave et donc "suceptible de mourrir" dans l'établissement voisin qui se situe en province et qui, de toute façon, ne joue pas la première place au classement?

Car après tout, il vaut mieux que les décès soient chez les autres que chez soi, non?

Mettre les établissements en concurrence, c'est bien, mais soyons prudent. Je doute sincèrement que le classement reflète les compétences de chaque établissement et je doute aussi que tout le monde sache faire la part des choses en le lisant...




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R
Euh je comprend pas là.. Ou trop bien.. Si j'ai bien suivi, un établissement avec un service de soins palliatifs, aura forcément plus de décès ( quand on sait à quoi sert ce genre de service ). Donc, il va chuter en négatif dans le classement, donc en fait, si l'établissement veut être bien classé il a tout intérêt à NE Pas avoir de service de soins palliatifs, sachant que déjà il n'y en a pas beaucoup et que c'est un service ADEQUAT et assez demandé pour les personnes en fin de vie ?Mais pourquoi je cherche encore à comprendre la logique là où il n'y en a visiblement pas ?
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C
Question con, a quoi ça sert de savoir le taux de mortalité des hôpitaux, perso je me doute bien qu'en fin de vie, en service de gérontaux il y a plus de morts qu'en marternité?Super on vaavoir des chiffres qui peuvent dire tout etn'importe quoi. µIl faut peut-être donner le taux de mortalité en donnant des tranches d'âge, ou des pathologie, c'est plus normal qu'une personne meure à 80 ans qu'à 10 ou qu'un personne atteinte d'une maladie incurable plutôt qu'une personne saine, non?A la place ça serai mieux qu'il y ai un peu plus de personnels qualifiés et aimables car dans les hôpitaux c'est pas toujours ça. Je me souvient d'une opération en urgence un vendredi soir à 19h, l'anestesiste m'a engueulé car j'allais le faire arriver en retard à un repas, en plus il m'a fait mal: j'avais un lumbago et il a du me faire une péridurale j'ai eu tellement mal que je suis tombée dans les pommes.Heureusement qu'il y a toujours des personnes agréables et compétentes entouré de gens qui sont làet qui ont "la sercurité de l'emplois".A plus
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S
juste un rectificatif (des phrases se sont emmêlées (certainement l'émotion, qui sait )je recopie "je peux le dire j'ai eu trois épidsodes nosocomiaux durant ces 33 mois avec un plus que sérieux qui a nécessité une tri-thérapie antibiotique par perfusion (équivalente à une chimio, commentaire de mon chirurgien ) et ce durant 6 semainescette phrase se place après "j'arrive bientôt au sommet !!!)merci pour votre compréhension...
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S
je suis du côté des patients et ai lu avec attention votre article... très judicieux et très informatif...on a tendance à recevoir les annonces du pouvoir "un peu dans la tronche" sans prendre le temps de bien les comprendre... alors votre initiative aide à se positionner...depuis maintenant plus de 33 mois, je me soigne et me remets à force de nombreux soins, suivis et de lutte personnelle contre les maladies...je suis consternée par tout ce qui se dit ou se trame autour de l'hôpital surtout public où j'ai choisi de me faire soigner ...j'ai été témoin et "écoutante" de beaucoup de soignants sur vos conditions matérielles, organisationnelles et humaines d'un travail "merveilleux" mettre tout en oeuvre pour la VIE mais plus que mal mené par les instances qu'elles soient professionnelles, économiques ou politiquesquelle utopie que nous faire croire qu'en 2011 (ou 12!) l'équilibre reviendra, c'est faux et c'est oui à quel prix pour les citoyens et les soignants...nos gouvernants voudraient tout régler à coup de franchise (mon médecin traitant vient aussi de m'annoncer des prochaines mesures sur les soins à domicile dont la liste va se retreindre même pour des patients chroniques et fragiles...) à coup effectivement de statistiques quantitatives ignorant peu à peu le qualitatif... pour en venir à sacrifier des hôpitaux au profit de territoire vaste où malades et familles ne pourront se rejoindre parce qu'à 80 km parfois de distance pour des pathologies fréquentes...comment aussi lutter plus contre les maladies nosocomiales quant dans certains services (peut-être tous) s'ont compté jusqu'au nombre de serviettes, de gants, sont limités les prescriptions médicamentaseuses aux pathologies traitées dans le service, quant on doit prescrire à un patient certains traitements que sa famille ira chercher à la pharmacie, quand il manque des médecins et que leur remplacement (quant ils partent) est un casse-tête, quand on réduit les équipes soignantes ou quand on refuse de les déployer par rapport aux besoins réels...je peux le dire, j'ai eu trois épisodes nosocomiaux durant ces ailleurs, on nous envie notre système de santé, c'est vrai j'en ai plus que bénéficié , mais à ce train-là on l'amène droit dans le mur... et nous les patients avons aussi notre responsabilité dans cette lutte (au lieu de râler sur les retards au rendez-vous, les attentes quant on sonne pour une aide, la composition des repas... vous ne croyez pas qu'on enfonce le clou encore et encore !!!je serai inconditionnellement autour e vous, équipes de soignants (au sens large du terme), j'ai conscience de ce que vous m'avez apporté pour remonter cette pente encore au-dessus de moi, mai j'arrive bientôt au sommet !!! mois avec un plus que sérieux avec une tri-thérapie antibiotique (équivalente à une chimio) durant  semainesje sais pourtant, pour l'avoir observé que touts les mesures d'hygiène ont été prises, mais dans l'inconscient populaire on oublie que la médecine ne peut que promettre une obligation de moyens et non de résultats, trop de facteurs extérieurs croisent nos parcours de patients -- alors pour conclure ces statistiques sont comme l'arbre qui cache la forêt encore un peu de nourriture pour remplir nos cerveaux apatiques éduqués par les médias et la rumeur (fabrication d'une nouvelle génération de "moutons de panurge")j'avoue je suis dure mais je pense réaliste et en révoltecourage à vous tous le monde des soignants, de anges protecteur qu'on ne reconnaît bien souvent  quant tout va mal !!!dommage gwendoline de moselle
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C
Je suis tout à fait d'accord avec toi, je travaille dans un CHRU, nous acceuillons des patients avec des pathologies lourdes, voire même parfois des patients ayant été opérés ailleurs et qui viennent chez nous à cause de complications. Le taux de décès est certainement plus important là que dans les cliniques environnantes et pourtant .... je pense qu'on a de très bons chirurgiens, de médecins et que les équipes soignantes n'hésite pas sur l'usage du SHA
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